Exploration au Plein Sud (PSM-64)

Date : Du 19 au 21 février 2026

Participants : Marine HIESSLER (SSAPO-Garagalh), Olivier VENAUT (Tritons-SGCAF), Yohann DELMAS (SSAPO), Denis GIBELIN (SCP-Garagalh) cr, Alexis GIBELIN (SCP).

Objectifs :

Reprise d’exploration au Plein Sud. (Trouver un accès à l’hypothétique “Rivière du Milieu”)

Pose de fluo-capteurs au début du gd canyon (au bas de salle Susse).

Découverte des grandes salles de la PSM pour Marine et Yohann.

Sur un créneau météo plus que moyen, nous parvenons enfin, après moultes péripéties, à monter une expé vers le Plein Sud afin d’y reprendre les explorations.

Initialement, nous envisagions d’aller en pointe au camp 70, mais la douceur météo annoncée sur les importants cumuls de neige nous fera reporter a cet été. Pour les mêmes raisons, la coloration du C230 est reportée après le printemps.

Je récupère Alexis à la gare de Montpellier le 18 février vers 13h00 et après avoir fait les courses, nous roulons jusque chez Marine en Ariège. Olivier nous y rejoint depuis Grenoble.

Petite session de cuisine pour préparer les 3 repas chauds prévus lors de notre périple.

                                    -Blanc de poulet-Pates au fromage

                                    -Saucisse de Toulouse- Purée

                                    -Boulettes bœuf épices-Riz-Sauce tomate provençale

Nous sommes convenus du rdv avec Dominique DOREZ le lendemain à 14h à la cabane Prébende pour l’accès au tunnel de la Verna.

19 février Matin 7h…Réveil et petit déj’…chargement des sacs. Yohann prend son fourgon et co voiture Marine et Olivier. Denis et Alexis suivent en Yaris.

A 13h00 nous sommes au parking 2 et nous montons nos matériels à la cabane Prébende. On s’équipe et Dominique Dorez arrive avec ses visiteurs. Nous engageons dans le tunnel vers 14h15 et attendons les visiteurs au niveau de la retenue d’eau pour profiter du spectacle de la salle de la Verna illuminée.

Ensuite, la progression classique via les salles Chevalier, Adélie,

Yohann et Marine au franchissement de la vasque Adélie.

Puis salle Queffelec,  et le Métro

Conscient qu’il reste encore pas mal de chemin, que seul Alexis connait l’endroit mais n‘y est pas retourné depuis 26 ans, et qu’il n’en a pas le souvenir d’un lieu de bivouac très confortable sans hamac, Denis propose de bivouaquer à la salle Loubens ou le sol est plat et ou l’eau est très facile d’accès. On ira demain en pointe légère a la recherche du Plein Sud.

Du coup l’équipe entreprends le montage d’un point chaud fait de ficelle, de ponchos MTDE et de couvertures de survie.

Le repas est pris sous cet abri et vers 22h30 chacun va se coucher.

Marine et Olivier dans l’abri, Yohann à l’extérieur, Denis et Alexis sur une « bouée » de part et d’autre du bivouac.

Le 20 février

Réveil à 8h.

Petit déj’

Répartition des sacs et départ pour le Plein Sud.

On remonte la salle Loubens, Elisabeth Casteret, le pierrier du Lépineux et on descend le passage équipé d’une corde avant Navarre.

Denis pensait que le Plein Sud n’était plus très loin et on commence à fouiller en paroi de droite, mais rien de ce qui ressemble au descriptif.

Donc on avance et on refouille un autre passage qui s’avère être un cul de sac avec quelques belles concrétions.

On décide donc de sortir la topo et d’essayer de comprendre ou nous sommes.

Nous réalisons qu’il nous faut encore avancer pour atteindre le Plein Sud et nous y arrivons vers 12h30.

Pause chaude à proximité de l’emplacement du point topo Poitevin.

 
C’est juste magnifiquement concrétionné mais vraiment pas pratique de bivouaquer ici à moins d’y faire un gros chantier de terrassement.

Une rapide inspection des lieux nous amène face à une paroi ou coule une belle arrivée d’eau dans des cannelures. Il faudra surement tenter de voir d’où cela vient.

On s’engage dans la galerie vers l’ouest et rapidement on bute sur un ressaut qui mérite d’être équipé. Yohann s’y colle et on prend pieds dans une vaste galerie au fond plat. Au bout, ça se pince très fort, mais au-dessus, il y a une nouvelle cannelure et une escalade a tenter.

Nous devons récupérer la corde que nous venons d’équiper pour assurer cette montée. Yohann équipe avec sa « cordelette » de secours et Marine peut se lancer dans l’artif’ assurée par Olivier

Rapidement, elle monte jusqu’au premier redan 10 m plus haut et découvre un vieux goujon rouillé et une vieille plaquette équerre acier. On pense évidemment à Daniel Millon même s’il était plutôt adepte du Spit a l’ancienne.

La suite continue, n’est pas très large et semble avoir été déjà faite. Il faudra tout de même s’en assurer…et, maintenant que les trous des « pulses » sont fait, ça ira vite.

On décide de ne pas poursuivre vers la suite de la galerie du bas ou il faudrait de nouveau équiper un ressaut dans des blocs et de rentrer au bivouac Loubens en terminant notre visite du volume de la salle Plein Sud. Il n’y a pas vraiment de zone favorable a l’installation d’un bivouac confortable.

Une nouvelle soirée sous l’abri de la Loubens. Repas et dodo. Marine prend l’option hamac cette nuit car elle n’a pas trouvé confortable la bouée. Denis fait une tentative à deux bouées. C’est concluant dès lors que les bouées sont bien jumelées. Olivier reste sur son karrimat a l’intérieur de l’abri. Yohann persiste à dormir à la belle étoile. Alexis garde son emplacement sur une bouée.

Le 21 février à 8h00, c’est le réveil. Les « boules Quiès » isolent vraiment du bruit et ce n’est pas facile de mettre une alarme. Après un petit déj’ rapide, on range tout et on file vers la sortie.

Le retour se passe sans problème et nous sommes dehors à 12h30 sous un soleil radieux.

TPST : 46h

Il ne nous reste plus qu’à planifier la prochaine expé…

car ….

même si c’est bien plus court par la Tête Sauvage,

c’est…. tellement plus facile par les grandes Salles.

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